Fiche Policier - SF
nbre pages : 370 p.
Genre : Thriller
Epoque : contemporaine
Lieu : Paris
Résumé :
Deux hommes, l’un musicien et l’autre chauffeur de taxi recherchent le commanditaire du meurtre de cette jeune femme que des malfrats peu glorieux ont aspergé d’essence.
Mister le personnage principal est pianiste de jazz : avec l’aide de son acolyte Bob, ancien prof de philo admirateur de Schopenhauer, il refait l’enquête pour savoir qui se cache derrière ce crime.
J’ai aimé :
Voilà un polar qui démarre dans le plus complet brouillard. Mister est convaincu mais ce n’est là qu’une simple intuition que l’enquête qui s’est soldée par une double arrestation a été bâclée. Pour lui, il aurait fallu chercher derrière les apparences. Aucun indice, juste l’impression qu’il faut reprendre l’enquête.
Jusqu’au jour où un appel téléphonique lui suggère de se diriger vers une galerie d’art. Et voilà nos deux compères en train de s’interroger sur la présence dans cette galerie de portraits qui représentent la jeune femme. A la suite de quoi les deux apprentis détectives se rendent à Neauphle-le-Château du côté de l’auteur des portraits, un personnage haut en couleur.
Là tout semble se précipiter.
Comme souvent dans les romans policiers, la musique et singulièrement le jazz jouent un rôle important. Le titre n’est sûrement pas fortuit et ces harmoniques qu’il évoque soulignent à quel point le passé reste encore présent. Comme ces notes qui se prolongent alors que le musicien a cessé de jouer... La guerre qui a fait rage dans l’ex-Yougoslavie ne s’est pas arrêtée avec la signature des accords de paix. Des années plus tard, elle continue de ravager ceux qui l’ont subie de trop près.
Mais la musique n’est pas seulement dans le titre, elle se donne en spectacle sous la forme d’un trio pour le plus grand bonheur des amateurs et elle rythme la conversation dans la voiture lorsque les deux compères partent à la recherche d’indices. On la retrouve également jusque dans la forme du roman, qui ponctue avec brio le récit de l’enquête avec des textes évoquant la vie de celle qui vient d’être assassinée. Un peu comme un contrepoint...
Dominique M, les passeurs de mots
J’ai aimé :
Les enquêteurs ne sont pas policiers, ce sont deux âmes solitaires, amis et très complices, passionnés de jazz et de justice. Leur mode opératoire s’appuie sur la manipulation mais ils savent répondre à la violence par la violence. Véra, la victime, est idéalisée par Mister et par un peintre qui lui a consacré une série de portraits, une personne lumineuse qui ne l’est pas autant que l’on aurait cru ; ce qu’elle a vécu en Yougoslavie explique bien des choses. A côté de la tendresse ressentie pour Véra par ceux qui l’ont côtoyée, les protagonistes sont d’odieux personnages, y compris ceux qui auront le rôle final de justiciers, et ce ne sont pas nos héros pour qui on garde intacte une réelle sympathie.
Yvonne, les passeurs de mots
J’ai aimé :
La plongée dans l'ambiance sourde de la nuit. On entre doucement dans le cœur du héros comme dans ces clubs de jazz aux caves voûtées que Marcus Malte semble bien connaître. L'approche est progressive, comme un bon chorus qui s'installe lentement et crée le lien entre les harmonies imposées par le morceau et la liberté du musicien. Une très belle partition !
Catherine, les passeurs de mots
J’ai aimé : Livre d’ambiance, livre d’écriture. Une construction plutôt classique, dont tout le charme réside dans l’atmosphère : celle du jazz, du métro, de la banlieue, du vieux philosophe soixante-huitard et de sa vieille Peugeot. Le lecteur est enveloppé, embarqué, conquis, charmé……….
Anne, les passeurs de mots
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