Fiche Roman
Genre : journal
Epoque : Mai-Juin 2010
Lieu : de Moscou à Vladivostok
Nbre pages : 312
Résumé :
Journal de bord de l’auteur qui avec une vingtaine d’écrivains français a été invitée par l’agence Culturesfrance et les autorités russes, à l’occasion de l’année franco-russe, à traverser la Russie en train, de Moscou à Vladivostok, à bord du Transsibérien.
J’ai aimé :
Le transsibérien fascine depuis son entreprise titanesque lancée en 1891, terminée 15 ans plus tard pour joindre Moscou au Pacifique, soit 9228 Kms, et desservant 900 gares pour développer une région isolée. La Sibérie, n’est devenue russe qu’au XVIème siècle, loin de tout, c’est un endroit idéal pour exiler les condamnés et opposants politiques. Dans le Transsibérien, on est ailleurs, c’est l’invitation au rêve, au voyage et de nombreux artistes du début du XXème siècle ont contribué à peupler notre imaginaire en relatant cet itinéraire de légende. C’est donc avec plaisir que nous lisons le récit du voyage de l’auteur de Moscou à Vladivostok, rédigé un an et demi après. D. Sallenave aime « l’âme russe », elle a une histoire personnelle avec ce pays. Elle nous fait partager avec précision et talent ses connaissances historiques et littéraires nombreuses, sa comparaison entre la Russie des années 70 qu’elle a connue et celle qu’elle traverse aujourd’hui, ainsi que ses émotions dans des descriptions de la nature printanière. Elle dresse des portraits de personnages parfois hauts en couleur rencontrés ou qui ont accompagné ce groupe hétéroclite durant trois semaines. Elle raconte, aussi un quotidien épuisant fait de conférences, de visites culturelles, de nuits de repos trop courtes, de fatigue due aussi au décalage horaire, et elle joint à l’écriture de son journal des photos prises par ses soins .Ce que l’auteur tient à nous montrer, c’est que la Russie européenne ne s’arrête pas à l’Oural, comme le prétend la géographie, mais que « Le Transsibérien pousse l’Europe devant lui à travers dix mille kilomètres et neuf fuseaux horaires. » Bien que toujours dans la réalité historique ou actuelle de la Russie, nous avons peu d’information sur ce que pensent les russes de leur pays aujourd’hui.
Ce récit, jour après jour, nous oblige à prendre notre temps, tant il est dense pour en savourer chaque moment et nous interroger avec l’auteur sur l’empreinte que la culture russe a laissé dans notre imaginaire.
D’autres récits d’écrivains qui ont participé à ce voyage, ont été publiés.
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